« La vraie femme est celle qu’on a connu dans les moments de galères, a-t-on costume de dire. La star Fally Ipupa nous le démontre une fois de plus à travers ces mots poignants, profonds et sincères, qu’il a témoigné à son épouse NANA BAFANA KETCHUP, le jour de l’anniversaire de cette dernière. Lisez plutôt :

 

 » J’ai connu la mère de mes enfants quand j’étais un rien du tout, juste un jeune de Bandal, un petit musicien amateur de kibinda, J’étais tout maigre avec ma voix et mon petit accent nasal. Ses proches me surnommaient  » PUKU” (la souris), ils disaient que je n’étais pas un bon mec pour Nana. Et elle n’arrêtait pas de rire, en répondant: « botika star na nga » (laissez ma star tranquille).Elle m’a vivement encouragé quand je chantais dans le quartier, elle me fixait droit dans les yeux avec un sourire.

À un moment elle s’est mise à me fixer du regard sans rien dire…C’est là, que j’y ai vu, un jeu d’une femme amoureuse devant moi. je me suis mis également à soutenir son regard en chantant et danser, et elle aussi n’arrêtait pas de danser et de chanter mes chansons, elle voyait toujours le bon côté de moi.

À cet époque là, elle était la gérante à Gombé, où elle travaillait avec des blancs belges, et s’habillait tellement cher en haute couture, Gianni Versace etc. Elle voyageait tout le temps en faisant de va-et-revient Paris, Bruxelles, Kinshasa. Parfois, quand elle me voyait en gondo na lipapa (culotte et babouche), elle ne me niait pas.

Elle me dépannait un peu d’epakolos (l’argent) pour acheter mes fringues. Elle se souciait de moi, et me demandait « t’as faim?, je t’achète à manger? », Et moi timide que je suis, je faisais un peu genre d’un gars de bandalungwa quoi.. j’répondais toujours la même chose « Te..eloko te » (Non merci, j’ai besoin de rien).

Alors que j’avais faim, veut dire miaaa fort ozo sentir libumu ezo lela « kro o.. kro..kro » mais ki bandalungwa kaka, mdr. (Veut dire j’avais très faim, parfois mon ventre faisait du bruit kro kro kro, mais comme je suis un mec du quartier Bandalungwa, je ne montrais pas ma position).

Aujourd’hui, sa patience est récompensée, Je lui renvoie l’ascenseur.
Elle est désormais la femme de El Professor Fally Ipupa, le seul artiste Congolais le plus titré mondialement et moi je suis amoureux de la plus généreuse, la première personne qui a cru en moi, l’adorable femme, celle qui remplace ma mère, ma vie. La plus belle au monde c’est la mère de mes enfants. Veut dire tokoss neti na film (veut dire très jolie comme dans un film).

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